skip to Main Content

Cas cliniques de pharmacien

Se former à l’homéopathie uniciste Bourgogne Franche-Comté

Se former à l'homéopathie uniciste Bourgogne Franche-Comté

Cas 1 : « Je suis foutue »

Muriel Lagoutte pharmacienne
Madame D. rentre dans la pharmacie « en tirant la patte ». Je l’assieds et m’enquiers de cette boiterie. En larmes, Madame D m’explique que, depuis le décès de son mari, son mollet gauche a présenté des engourdissements et des fourmillements. Ces derniers se sont accentués et depuis deux semaines, sa jambe est comme paralysée. Elle vient d’avoir son résultat d’IRM et son médecin traitant vient de confirmer les propos de son kiné-ostéopathe en lui annonçant que « tout était normal ». Madame D est désespérée et se voit déjà « complètement foutue » …ce sont ses mots.

J’applique alors rigoureusement la méthode apprise de mes enseignants médecins uniciste et relève le deuil comme étant l’étiologie des troubles, le changement de comportement psychique de Mme D, qui jusqu’à présent ne se désespérait jamais et faisait face à la maladie difficile de son mari ainsi que les signes locaux et leurs sensations. Ce trépied d’indices se superposant complètement à la matière médicale d’un remède, mon choix est fait, avec facilité ce qui n’est pas toujours le cas il faut bien le reconnaître !

Madame D repartira avec un tube granules. Seules 3 prises auront suffi pour guérir sa jambe et sa détresse.

Cas 2 : « Une dose fait mieux que des mois de laxatifs »

Muriel Lagoutte pharmacienne
Y. 3 ans, est un petit garçon plein de vie.
« Joyeux comme un pinson, en pleine forme le soir, vorace la nuit, on s’adapte à son caractère et toutes ses caractéristiques sauf à sa constipation si douloureuse »
…me raconte la maman alors que je renouvelais son ordonnance habituelle de laxatifs.
En effet me dit elle :
« Y vient de se faire une hernie ce mois-ci tant ses efforts pour aller à la selle sont violents et infructueux ».
Elle se lamente pendant que je faisais son dossier :
« Et dire que tout allait si bien avant cette horrible gastro qui a déclenché sa constipation ! »

L’homéopathe que je suis mémorise alors :

– étiologie = perte de liquides
– caractère joyeux
– afflux d’idée le soir
– faim la nuit

Une idée d’un remède apparaît mais pour m’en assurer j’ai besoin de vérifier et je demande alors :
« à quoi ressemble la fièvre de Y quand il en fait ? »
La maman est surprise :
« C’est étonnant que vous me posiez cette question car la fièvre de Y est très bizarre : un jour 40, le lendemain rien et ainsi de suite. Et il transpire tellement que je dois changer ses draps toutes les nuits. »
Bingo, avec cette fièvre de type paludéenne, la similitude est là, parfaite, c’est à peine croyable.

Une dose d’homéopathie unique complétera la délivrance du jour et suffira à Y pour retrouver un transit normal.

Cas 3 : « Dix otites par hiver »

Muriel Lagoutte pharmacienne
Cette histoire remonte à 3 ans. V. a alors 2 ans. Je ne le connais pas : sa maman et lui sortent du cabinet médical voisin avec une ordonnance « Cefpodoxime sirop et Bethametasone gouttes » et viennent à notre pharmacie pour la première fois. Elle me confie connaître ces médicaments par coeur, V faisant plus de 10 otites par hiver. Alors que je lui demande le poids de son enfant, sa carte vitale et sa carte mutuelle, je la vois se débattre pour extirper rapidement un mouchoir de sa poche, le petit, venant de déclencher un epistaxis. Plongée dans la création administrative du fichier informatique, je la laisse gérer les hurlements incessants de son enfant et le flot de sang. Je constate d’ailleurs médusée qu’elle maitrise la situation à merveille.
« C’est toujours pareil, V est un enfant très calme et facile à vivre en temps normal mais ses otites sont très douloureuses et toujours accompagnées de saignements de nez» précise-t-elle comme pour s’excuser.
Elle vient de me donner un indice précieux. En effet, jusqu’à présent, des otites douloureuses à répétition faisant hurler un enfant habituellement agréable est un profil bien trop classique pour pouvoir sélectionner un remède. Mais avec les épistaxis associés, le schéma devient plus original et me fait penser à un remède dont la fièvre ne monte jamais bien haut.
Je lui demande donc de me décrire la fièvre de V :
« Oh jamais plus de 38 » répond-elle. Je propose alors une dose homéopathique en plus de l’ordonnance. Depuis ce jour, je revois cette famille régulièrement (ils ont 4 enfants) mais je n’ai plus délivré d’antibiotiques pour V, les otites n’ayant jamais fait leur réapparition.

Je vous ai choisi ces trois exemples (mais j’en ai des centaines d’autres) pour vous illustrer mes journées : en effet, il ne se passe pas 24 heures sans que j’aie recours à l’homéopathie. Et comme l’attestent ces trois histoires, grâce à la méthode et aux connaissances apportées par une formation solide et rigoureuse, cette pratique n’est pas forcément chronophage. Ainsi, le soir, c’est heureuse que je quitte mon officine, avec le sentiment d’avoir fait tout ce que je pouvais pour mes patients qui, pour la plupart, me rendent chaleureusement au centuple le service rendu.

Back To Top